Perceval le gallois
Prêtez-moi le coeur et l’oreille car la parole se perd si le coeur n’entend pas.

Comment réaliser la justice sociale dans une conjoncture de crise systémique globale ( écologique, financière, économique, politique, sociale et culturelle ). L’humanité toute entière est concernée et cela doit nous amener à repenser la transition vers un monde postcroissant, posfossile et modifié par le climat.

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La décroissance

N° 151 – Bien vivre sa fin du monde


  • Courriers – dessins – Se savoir mortel pour bien finir, par Raoul Anvélaut
  • Éditorial : La fin du monde, par Bruno Clémentin
  • L’écologie va-t-en-guerre, par Vincent Cheynet
  • Chronique d’Alain Accardo : La chimère
  • Saloperie : L’usine à (bio)gaz, par Raoul Anvélaut
  • Écotartufe : NégaWatt, par Pierre Thiesset
  • Simplicité volontaire : D’ici et d’ailleurs
  • Aymeric le décroissant, par Domi et Druilhe
  • « Nous délivrer de la religion de la croissance », interview de Gilbert Rist
  • Bêtisier de la croissance verte
  • Dossier spécial : BIEN VIVRE SA FIN DU MONDE – Ouverture, par France Brune
  • Bon alors, quand est-ce que ça va péter ? par Pierre Thiesset
  • Arrêtez de « méditer », réfléchissez et vivez ! par Jacqueline Kelen
  • La fin du monde en chantant avec Bécaud, par Stéphane Lhomme
  • Même toi, Jean-Luc, tu crèveras comme les autres, par Denis Cheynet
  • L’effondrement, par Nardo
  • « Plus on va vers l’ego, moins on va vers la vie », interview de Serge Marquis
  • Comment s’adapter à la fin du monde, par Jean-Luc Coudray
  • « Notre » catastrophe, un fardeau indispensable, par Bernard legros
  • Le choc émotionnel du probable collapse, par Alain Adriaens (FIN DU DOSSIER)
  • La ville intelligente, laboratoire d’un monde totalivert, par François Jarrige
  • Lectures
  • International : Le sport, « objet principal du spectacle capitaliste », interview de Jean-Marie Brohm
  • Le Petit économiste : Le sexe, c’est capital !, par Denis Baba
  • Casseurs de pub : La publicité, magie dégradée, par Jean-Luc Coudray
  • Chronique d’Alain Gras : Le tout électrique est catastrophique
  • La quatrième révolution industrielle déferle sur nous, par Thierry Brulavoine
  • Professeur Foldingue : Débandade
  • Lectures – Débat : Quelles critiques sérieuses à la décroissance ?, avec Olivier Rey, François Roddier et Vincent Cheynet.
  • La chronique antinucléaire de Stéphane Lhomme : EPR : la ruse machiavélique d’EDF

Pour en savoir plus

Article mis en ligne le 15 juillet 2018
Rubrique : Politique

L’entreprise de la quatrième révolution industrielle.
Le programme économique de la Lega et du M5s ne font pas, ou, très peu référence aux questions économiques, à celle du travail ou aux inégalités sociales. C’est qu’ils s’accommodent assez bien du système capitaliste. Or ils vont être confrontés rapidement aux défis, non seulement de Bruxelles et du FMI, mais aussi de l’Assolombarda, syndicat patronal de l’industrie pour la Lombardie, le poids lourd du MEDEF italien, celui qui donne le "La" en matière de politique, d’économie, de travail et de social.

Je remercie Denis COLLIN de m’avoir autoriser à reproduire un extrait de l’article « Italie : révolution « fasciste » ? Offensive du capital ? ». Il s’agit d’une analyse de Danielle RIVA, parue dans Utopie Critique

Ce texte faisant référence à la situation italienne peut parfaitement être appliqué à la situation de l’ensemble des pays de l’Union Européenne. Nous ne pourrons pas dire que nous nous y attendions pas..

Le FMI a consacré dans sa brochure annuelle peu avant l’élection italienne, un chapitre réservé à l’Italie dont le fond est toujours le même : consolidation budgétaire crédible et ambitieuse, et réduction de la dette publique à 60% du PIB dans les années 2020 (actuellement 132% du PIB). C’est-à-dire diviser les dépenses sociales etc., par deux !! :

« une coupe des dépenses primaires, un accroissement des investissements et une réduction de la pression fiscale sur le travail » et « un soutien aux (...)

Article mis en ligne le 15 juillet 2018
Rubrique : Sociologie

« Il y a une décennie et demi, le monde est passé de bipolaire à unipolaire, parce que l’un des pôles s’est désagrégé : l’Union soviétique n’est plus. L’autre pôle - symétriquement appelé les États-Unis - ne s’est pas (encore) désagrégé, mais il y a des grondements menaçants à l’horizon. L’effondrement des États-Unis semble aussi improbable maintenant que l’était l’effondrement de l’Union soviétique en 1985. L’expérience du premier effondrement peut-être instructive pour ceux qui souhaitent survivre au second. »
- Dmitry Orlov

Le livre de Dimitry Orlov, Les cinq stades de l’effondrement, est l’un des ouvrages fondateur de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie », c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

L’auteur a vécu l’effondrement de l’Union Soviétique. Immigré aux États-Unis, il a su conserver, à l’instar d’un Soljenitsyne, un regard critique sur son nouveau pays et sur les sociétés occidentales en général.

Il a su y déceler les prémices d’un effondrement et les faits lui donnent de plus en plus raison…

Dmitry Orlov

Dmitry Orlov est ingénieur et a travaillé dans de nombreux domaines incluant la recherche en Physique des Hautes Énergies, le commerce en ligne et la sécurité informatique. Durant les huit dernières années, il a expérimenté un mode de vie autonome grâce aux énergies renouvelables, en abandonnant maison et voiture. À la place, il vit sur un voilier, (...)

Article mis en ligne le 8 juillet 2018
dernière modification le 9 juillet 2018
Rubrique : Économie

Gaël Giraud est directeur de recherches au CNRS, membre du Centre d’Économie de la Sorbonne, de l’organisme de régulation financière Labex-Refi, de l’École d’Économie de Paris et du Conseil Scientifique de « The Shift Project ». Ce texte est une transcription du résumé de son travail et celui de Zeynep Kahraman sur les liens entre le PIB et l’énergie présenté lors des Ateliers du « Shift project »du 06 mars 2014.
L’intégralité de son intervention est visible ici
L’intégralité du diaporama est visible ici

Absence de corrélation entre le prix du baril de pétrole et le PIB

L’équation de Kaya

L’équation de Kaya peut être formulée de la façon suivante :

[ PIB / POP(active) ] = [ ENG/ POP(active) ] X [ PIB / ENG ]

[ PIB / POP(active) ] := Croissance du PIB par habitant.

[ ENG / POP(active) ] := Croissance de la consommation d’énergie par habitant.

[ PIB / ENG ] := Croissance de l’efficacité énergétique.

La formule nous fait prendre conscience qu’il existe un lien entre la croissance du PIB par habitant, la consommation d’énergie par habitant et l’efficacité énergétique. Ce lien pourrait être qualifié de tautologique parce que l’équation de Kaya n’et qu’une égalité comptable. Cependant elle montre qu’il ne peut y avoir de croissance (terme de gauche) sans augmenter la croissance des termes à la droite de l’équation soit l’efficacité énergétique, soit la consommation d’énergie par habitant.

Tautologie

Procédé rhétorique ou négligence de style consistant à répéter une idée déjà (...)

Article mis en ligne le 10 juin 2018
Rubrique : Politique

Sous le titre « Le ministère de la vérité arrive » Vincent Cheynet dans le journal mensuel « La Décroissance » nous donne dix exemples de nouvelles trompeuses nommées aussi « fausses nouvelles » ou « fake news ». La reproduction de cet article est un appel à soutien et à abonnement.

Édité depuis 2004 par Casseurs de pub, « le journal de la joie de vivre » constitue l’une de mes références essentielles. Chaque mois, Vincent Cheynet, Bruno Clémentin, Pierre Druilhe, Pierre Thiesset et leurs chroniqueurs (parmi lesquelles François Jarrige, Alain Accardo, Thierry Brulavoine ou Alain Gras) remettent en question les dogmes économiques (dont la sacro-sainte croissance) et les dogmes idéologiques (dont le progrès ou la technologie) de notre époque, avec humour et intelligence. Même si le journal n’est pas menacé de disparition, dans le numéro du mois de décembre 2017, les objecteurs de croissance appellent leurs lecteurs à l’aide en leur proposant d’acheter le journal en kiosque, de s’abonner, d’offrir des abonnements, de faire un don, de faire circuler le journal, etc.

Le comptoir

L’assemblée nationale a été saisie par le groupe majoritaire LRM d’un projet de loi destinée à lutter contre (...)

Article mis en ligne le 2 juin 2018
dernière modification le 9 juillet 2018
Rubrique : Écologie

Résumé de l’article de Jean-Marc Jancovici publié sur son site qui pose, à mon sens, la question politique essentielle de l’avenir de l’humanité face à la déplétion des ressources en énergies fossiles. Concernant l’attribution de la responsabilité du réchauffement climatique et de ses effets, nous devons déconstruire la stratégie de substitution causale (Vincent Mignerot) qui nous a maintenu jusque là dans l’insouciance. Cet article a le mérite de poser de vrais questions politiques : A nous de choisir le type de société que nous voulons pour les générations à venir compte tenu que « l’idée d’une croissance matérielle infinie dans un monde fini est bien l’utopie la plus folle qu’un esprit humain ait jamais conçu »(Jean-Claude Michéa)

Centrale à charbon au Canada

CO2 = [ CO2 / TEP ] X [ TEP / PIB ] X [ PIB / POP(active) ] X [ POP(active) ]

C’est une équation attribuée au professeur japonais dénommé Kaya, chercheur connu pour les questions de politique énergétique, ayant des points communs troublants avec son homologue français Jean-Marc Jancovici...

Cette équation part du principe que l’on peut toujours multiplier ou diviser par un même nombre chaque coté d’une égalité.

Appelons CO2 les émissions mondiales de gaz carbonique, le principal gaz à effet de serre d’origine humaine. Nous pouvons écrire qu’elles sont égales à elles-mêmes :

CO2 = CO2

* Définition : Tonne équivalent pétrole - TEP

La TEP (tonne d’équivalent pétrole) permet de mesurer l’énergie calorifique d’une tonne de pétrole « moyen ». Elle est souvent employée dans les bilans énergétiques : ktep (103 tep), Mtep (106 tep). La TEP sert à quantifier la quantité d’énergie transformée.

Connaissance des (...)

Article mis en ligne le 29 mai 2018
dernière modification le 2 juin 2018
Rubrique : Politique

c’est une malédiction du même type que celle de Brigadoon, film de Vincente Minnelli sorti en 1954 dont serait victime l’ambition d’une « Europe sociale » selon Bernard Cassen (Une fois tous les cinq as, le mirage de l’Europe sociale) : pendant quelques semaines, tous les cinq ans, elle fait surface dans les programmes des candidats aux élections au Parlement européen. Puis elle disparaît du paysage politique jusqu’au scrutin suivant.
Il y a de quoi désespérer de la gauche européiste. Il ne faut pas s’illusionner parce qu’elle ne pourra pas s’extraire de la logique libérale des traités et de sa traduction dans les politiques nationales.

La méthode proposée par le parti de la gauche européenne pour la construction d’une autre Europe est la suivante :

Une révolution citoyenne grâce à un gouvernement de Front de Gauche qui proposerait aux autres états européens de changer les règles du jeu en essayant de convaincre nos partenaires (28 pays) et, s’il y a refus de leur part de les appliquer dans notre propre pays, c’est à dire de désobéir en s’appuyant sur la volonté du peuple. En ne remettant pas en cause la construction européenne dans son principe même et le système de l’€uro comme monnaie unique, en nous faisant croire qu’il est possible de transformer l’Union européenne de l’intérieur, le parti de la gauche européenne nous joue un très mauvais tour.

En voici les raisons :

• Le titre XV de la constitution et l’article 88-1 place les traités européens au dessus de la loi française :

« La République participe à l’Union européenne (...)

Article mis en ligne le 22 mai 2018
dernière modification le 2 juin 2018
Rubrique : Sociologie

Cet extrait de la préface du livre de Alain Deneault, "Politique de l’extrême centre" (cad de la médiocratie), nous offre une sorte de sociologie de l’électorat .
Le terme médiocratie, composé de médiocre avec le suffixe -cratie, a d’abord été utilisé en 1844 dans le sens de gouvernement de la classe moyenne. Il s’emploie à propos d’’une organisation où règne la compétence moyenne, l’opinion moyenne, qui fonctionne en recherchant l’homogénéité au détriment de la diversité, et qui ne parvient pas ou ne veut pas attirer "les meilleurs", ni les placer à sa tête. Médiocre vient du latin mediocris : moyen

Une typologie de cinq personnages conceptuels se dessine pour traduire les réactions possibles à l’hégémonie enjoignant à la révolution anesthésiante à laquelle nous poussent les théories du management et la propension aux petits arrangements institutionnels qui caractérisent les dernières décennies.

Le cassé

Selon le romancier Pierre Lefebvre, ou encore « l’homme qui dort », dixit Georges Pérec, refusent tous deux l’ordre institué en s’y soustrayant. Ils font le dos rond sous l’époque. Sous les radars, ces pique-assiettes ou ascétiques refusent tous deux les facéties et aberrations qu’institue l’organisation contemporaine et optent sans hésitation pour un statut précaire. Comme le dit Lefebvre, « l’unique et véritable raison pour laquelle je n’ai pas su garder la plupart de mes jobs reste au fond assez simple : je n’ai jamais pu m’habituer à mon statut de "ressource humaine" » (Pierre Lefebvre, Confession d’un (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Politique

L’ordre traditionnel ou plutôt l’ordre ancien, est celui qui existait avant les révolutions de la fin du XVIIè et du XIXè siècle en Europe où un pouvoir despotique s’applique à une société fondée sur une base inégalitaire. Le Royaume de France d’avant la Révolution de 1789 connaissait trois ordres : noblesse, clergé et tiers-état, qui n’étaient pas reconnus de façon égalitaire, leurs membres n’étant pas égaux en droit. L’assemblée constituante, dans la nuit du 4 août, a aboli les privilèges.

Face à cet ordre traditionnel, deux ordres sont entrés en concurrence : l’ordre marchand et l’ordre démocratique. L’ordre marchand en parti constitué de la bourgeoisie cherche à faire de la relation de marché la quintessence de la relation sociale concevant en réalité l’existence d’une société que dans les contrats passés entre les individus. L’ordre démocratique est une autre conception continuant d’une certaine manière l’imaginaire de la « chose publique » né dans l’ordre ancien. Un concept émergeant à la fin d’une certaine période de l’histoire peut contribuer à désarticuler la société et s’épanouir dans l’époque suivante. C’est le cas de l’ordre démocratique.qui part de l’idée que si les individus peuvent être différents, ils sont cependant tous égaux. Il y a une règle d’homogénéité politique. L’égalité des droits politiques qui vient se greffer sur l’hétérogénéité des situations peut provoquer des tensions et des (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Politique

Ce qui constitue le ciment d’un peuple, ce sont des représentations, des idées et des espoirs partagés. Ces espoirs peuvent parfaitement être portés par des gens de confessions religieuses différentes, agnostiques ou athées.

EUROPE ET SOUVERAINETÉ EUROPE ET SOUVERAINETÉ

Les sondages effectués en France récemment montrent que 40 % de la population française se dit athée. Il n’y a pas d’obstacle pour un peuple de se constituer en rêve en commun, d’avoir envie de construire en commun. Il faut relativiser les règles de vie. Chaque individu a ses propres règles de vie, ses « valeurs », mais nous avons aussi collectivement, en commun des principes d’actions. Par conséquent, nos « valeurs » doivent être compatibles ou se plier à des règles d’action communes. Cela est possible parce que nous avons intériorisé la distinction entre sphère privée et sphère publique. Si, pour une grande partie de laa population les valeurs individuelles sont le produit de croyances religieuses, le fait que 40 % de la population soit athée n’augmente le taux de délinquance par rapport aux autres pays. La religion n’est donc pas nécessaire à l’existence (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Politique

Qui dit souveraineté dit aussi peuple et laïcité. Aujourd’hui plus que jamais, il est impératif de rejeter les définitions du peuple fondées sur l’ethnie ou la religion, et d’affirmer la nature historique et politique de cette notion.

Une autorité n’est légitime que si elle représente le détenteur final de la souveraineté : le Peuple. La question des représentations, des mythes fondateurs sur lesquels s’appuie une société, se pose alors. Il faut comprendre ce qui « fait peuple » ou du moins permet à une communauté de fonctionner. Les réponses potentielles sont multiples, mais celles du « lien religieux » et du « lien ethnique » sont problématiques.

C’est à la fin du Moyen-Âge (XIVème siècle) et à la fin des guerres de religions que se construit politiquement en France et globalement en Europe la définition moderne du Peuple. Pendant ces deux siècles parcourus de troubles extrêmement violents. Pour cette raison, les contemporains ont du apporter une réponse au principe d’hétérogénéité ethnique ou religieuse que ce soit à cause de la Réforme ou la présence de juifs et d’arabes au sein des royaumes chrétiens. Le problème se posait alors (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Politique

La souveraineté établit l’autorité et la fondation du légal. Cette notion est bien établie par les juristes européens et même extra-européens. Pour qu’une loi fonctionne, elle doit avoir à la fois des formes dites « légales » et un contenu de souveraineté.

Si une loi, une règle, une norme ne peut être contestée immédiatement, elle pourra l’être dans le futur parce que le contexte dans lequel cette loi a été promulguée a changé. Le droit ne peut se définir par lui-même ; il doit être situé dans des contextes particuliers, et par là même il est contestable. Il faut pouvoir penser la décision, c’est à dire l’acte qui ne soit pas l’application mécanique d’une norme mais bien d’une création subjective d’un individu ou d’un groupe d’individus. On ne peut pas comprendre ce qui constitue une société si on fait l’abstraction de la capacité qu’ont les hommes de créer, souvent à leur insu , des institutions nouvelles à partir de leur subjectivité. Cette création ne pouvant être laissée au hasard, il faut penser au cadre dans lequel elle se fait. Cette décision, qu définit en réalité qui détient la souveraineté dans une société, est au cœur du politique.

C’est la personne, (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Politique

La souveraineté touche à quelque chose d’essentiel : la liberté. Celle pour un gouvernement ou pour n’importe quelle institution de faire et de décider, en son nom propre comme de manière collective, C’est dans l’état d’exception, principe reconnu par tout juriste conséquent, que s’affirme et se révèle la souveraineté.

Origine de la souveraineté

Il y a une très grande tradition dans le droit français appelé aujourd’hui droit constitutionnel. C’est l’idée que celui qu’on appelle le souverain, le roi par exemple, n’est roi qu’en raison d’un « fideicommis » de la noblesse ou du peuple. Cette idée se trouve dans les mémoires de Saint-Simon quand il commente la mort de Louis XIV. Ce « fideicommis » était exercé par des lignées royales (Capet, Valois, Bourbon) mais il impliquait pour cette famille royale le respect d’un certain nombre de lois fondamentales que même le souverain ne pouvait changer. Son règne n’est qu’une délégation de pouvoir. Qui a le Droit ?

Le principe de souveraineté réside dans le peuple, qui peut le déléguer mais qui ne peut l’aliéner. Cette notion apparaît très tôt, et dès avant la révolution de 1789, dans le Droit français. Saint-Simon, dans ses Mémoires , parle d’un fideicommis au nom duquel les rois (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
dernière modification le 15 mai 2018
Rubrique : Politique

Résumés du livre de Jacques "Sapir Souveraineté, Démocratie, Laïcité" rédigés à partir du livre lui-même et de la transcription de son interview par IDDE (Institute for Direct Democraty in Europe)

Souveraineté, Démocratie, Laïcité

Table des matières :

La souveraineté

Autorité légitime et fondation du légal

Qu’est-ce qu’un peuple ?

Le ciment commun d’un peuple

Ordre démocratique contre ordre marchand ?

Texte de la quatrième de couverture :

« La nation rassemblée et l’état d’urgence décrété : nous vivons un moment souverainiste.

Mais à quel prix, et sous quelles conditions, pouvons-nous vivre ensemble ? Cette question fait clivage. Le souverainisme est ce nouveau spectre qui hante le monde. Rien de plus normal pourtant, car la question de la souveraineté est fondatrice de la démocratie. Elle fonde la communauté politique, ce que l’on appelle le peuple, et définit un ordre politique.

Partout en Europe et dans le monde s’exprime la volonté populaire de retrouver sa souveraineté. Que ce soit face aux incohérences de l’Union européenne sur la crise des réfugiés, ou face aux questions suscitées par le déni de la souveraineté grecque des (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Politique

La sociocratie est une modalité peu connue de démocratie au sein des organisations. Je l’ai découverte par l’intermédiaire d’un ami,[...], Michel Martin. Il a accepté ma proposition de rédiger un billet d’introduction à la sociocratie, avec comme application le fonctionnement d’un parti politique qui se voudrait démocratique dans ses pratiques internes. Ce billet est aussi passionnant que (très) long. Pour ceux que cela risquerait de décourager, je résume en quelques lignes et à ma façon les principes de fonctionnement d’un tel parti.

INTRODUCTION

La mesure sans doute la plus étonnante au regard des pratiques actuelles est L’ÉLECTION SANS CANDIDAT des personnes à des postes clés de l’organisation. Pour les modalités, voir le billet. Mais d’autres dispositifs, explicités dans le billet, ne sont pas moins importants pour la gestion collective : décision par consentement protégeant les objecteurs et les objections, organisation en cercles ou niveaux (par exemple, pour les partis, les sections locales, régionales, nationales) ne supprimant pas les hiérarchies mais avec 1) un principe de subsidiarité laissant la plus grande autonomie possible à chaque cercle, et 2) un lien fort entre chaque niveau et le niveau supérieur par le biais de deux ou quelques personnes comme « agents de liaison ».

La sociocratie ne résout pas tout, elle ne fait pas disparaître les conflits, mais elle apporte la plupart du temps des moyens de les résoudre (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Sociologie

Pendant les années où s’est dessiné le mouvement de libération des femmes, l’accent a été mis sur ce qu’on a appelé les groupes sans guide et sans structure, comme forme principale du mouvement. L’origine de cette idée était une réaction normale contre la société sur-structurée dans laquelle la plupart d’entre nous vivions, le contrôle inhérent que cela donnait aux autres sur nos propres vies et l’élitisme habituel des groupes gauchistes ou similaires au sein desquels nous étions sensés combattre ces mêmes structures.
L’idée d’"absence de structure", cependant, a dévié, passant d’un contre-pied sain à de telles tendances pour devenir une idole à part entière.

NWO

Introduction

Beaucoup utilisée, cette expression n’a été que peu étudiée mais est devenue un terme intrinsèque et incontestée concernant l’idéologie de la libération des femmes. Cela n’a été que de peu d’importance lors de l’apparition du mouvement. Celui-ci s’était fixé comme méthode première la sensibilisation et les "groupes de paroles sans structure" étaient d’ excellents outils pour cela. Leurs aspects informels et décontractés ont encouragé la participation à la discussion et l’atmosphère souvent amicale permettait l’expression personnelle. Si rien d’autres que des opinions personnelles ne sortaient jamais de ces groupes, cela n’avait pas d’importance parce que leur but n’allaient pas vraiment au-delà.

Les vrais problèmes ne sont apparus que lorsque les groupes de discussions eurent épuisés les vertus de la sensibilisation et décidèrent qu’ils voulaient des contenus plus élaborés. Ils pataugèrent alors pour (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Sociologie

Je ne veux être l’objet de personne. Que ce soit au sein du couple, de l’entreprise et dans toute entité avec laquelle j’entretiens des relations. Réciproquement, je ne veux posséder personne. Concrètement, je souhaite consentir à toutes les décisions qui me concernent et réciproquement, je ne souhaite imposer aucune décision à quelque adulte que ce soit. J’adhère donc à un projet d’émancipation qui ne pose aucun problème tant que je suis seul, mais qui se complique rapidement dès que je m’associe à d’autres pour former un collectif. C’est qu’un chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux directions à la fois !

Jo Freeman

Mon cœur libertaire

L’émancipation est au cœur, voire le cœur, de la gauche libertaire et c’est aussi celui de la modernité. Mais comment prendre des décisions efficaces au sein d’un collectif tout en respectant ce grand principe d’émancipation ?

Les organisations (entreprises, partis, associations) sont le siège des principales atteintes à la liberté individuelle, qu’elles soient dotées de structures formelles hiérarchiques classiques, ou de structures informelles.

Les structures hiérarchiques formelles classiques portent atteinte aux libertés individuelles sous le couvert de liberté privée. Une contradiction même pas relevée par les tenants du libéralisme qui sont libéraux pour eux-mêmes et oppresseurs pour leurs subordonnés.

Les structures informelles, comme celles des mouvements anarchistes, autogestionnaires, des mouvements d’émancipation féminine, sont à la fois le siège de dominations non-dites et (...)


Économie, du grec ancien οἰκονομία (oikonomía), désigne étymologiquement « l’administration de la maison » (de oikos, maison, et nomos, gérer, administrer).
Le terme a un sens religieux, psychologique désignant la manière de diriger sa vie et un sens courant où l’économie (activité humaine) désigne les activités humaines tournées vers la production, l’échange, la distribution et la consommation de biens et de services.
Wikipedia

Quel lien direct entre le PIB et l’énergie ? par Gaël Giraud

Gaël Giraud est directeur de recherches au CNRS, membre du Centre d’Économie de la Sorbonne, de l’organisme de régulation financière Labex-Refi, de (...)

Article mis en ligne le 8 juillet 2018
La polarisation industrielle exacerbe les déséquilibres européens par David Cayla

David Cayla revient sur l’une des thématiques développée dans le livre La fin de l’Union européenne. (Delaume C., Cayla D., La fin de l’Union (...)

Article mis en ligne le 13 mai 2018

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