Perceval le gallois
Prêtez-moi le coeur et l’oreille car la parole se perd si le coeur n’entend pas.

Comment réaliser la justice sociale dans une conjoncture de crise systémique globale ( écologique, financière, économique, politique, sociale et culturelle ). L’humanité toute entière est concernée et cela doit nous amener à repenser la transition vers un monde postcroissant, posfossile et modifié par le climat.

3/3
Le Monde diplomatique en kiosques

Juin 2018


  • L’escalade. - Courrier des lecteurs. - Coupure de presse.
  • Karl Marx et l’exploitation de la nature, par John Bellamy Foster.
  • Les paysans mozambicains font reculer l’agro-industrie, par Stefano Liberti.
  • La politique du rayon de soleil, par Sung Il-Kwon et Martine Bulard.
  • Le diktat iranien de Donald Trump, suite de l’article d’Ibrahim Warde.
  • Une libération très calcukée pour les Saoudiennes, par Florence Beaugé.
  • Sortir du « tout pétrole » (F. B.).
  • Nouveau tour de vis par Akram Belkaïd.
  • Comment papa m’a fait entrer à Harvard, par Richard D. Kahlenberg.
  • Au Mexique, la tentation de l’espoir, par Renaud Lambert.
  • Le second printemps arménien, par Tigrane Yiégavian.
  • Dossier BOULEVERSEMENT DÉMOGRAPHIQUE EN EUROPE.
    • Paysage après transition, par Philippe descamps.
    • Cet exode qui dépeuple les Balkans, par Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin.
    • Un fonds de commerce pour les nationalistes hongrois, par Corentin Léotard et Ludovic Lepeltier-Kutasi.
    • Spirale du vide dans l’est de l’Allemagne, par Rachel Knaebel.
    • Longévité des limites d’une espérance, par Claude Aubert.
  • Vaine réforme policière à Kiev, par Sébastien Gobert.
  • Bataille pour la paix au Pays basque, par Laurent Perpigna Iban.
  • Le terroir ne ment pas, par Evelyne Pieiller.
  • Déjouer la résignation, retour sur une victoire électorale, par François Ruffin.
  • Pour les socialistes en déroute, l’échec, c’est les autres..., par Serge Halimi.
  • LES LIVRES DU MOIS
    • Défense de nourrir les vieux, d’Adam Biles, par Hubert Artus.
    • Christs pulvérisés, de Luigi Di Ruscio, par Marie-Noël Rio.
    • Révolution allemande, une trahison meurtrière, par Dominique Autrand.
    • Au carrefour des histoires, par Pierre Puchot.
    • L’invention des cortèges, par Boris Séméniako.
    • « Black panther » et afrofuturisme, par Michel Galy.
    • Intelligence artificielle ou collective ?, par Jérome Lamy.
    • Dans les revues.
  • Bonne sieste à la bibliothèque, par Éric Dussert et Christina Ion.

Pour en savoir plus

Article mis en ligne le 10 juin 2018
Rubrique : Politique

Sous le titre « Le ministère de la vérité arrive » Vincent Cheynet dans le journal mensuel « La Décroissance » nous donne dix exemples de nouvelles trompeuses nommées aussi « fausses nouvelles » ou « fake news ». La reproduction de cet article est un appel à soutien et à abonnement.

Édité depuis 2004 par Casseurs de pub, « le journal de la joie de vivre » constitue l’une de mes références essentielles. Chaque mois, Vincent Cheynet, Bruno Clémentin, Pierre Druilhe, Pierre Thiesset et leurs chroniqueurs (parmi lesquelles François Jarrige, Alain Accardo, Thierry Brulavoine ou Alain Gras) remettent en question les dogmes économiques (dont la sacro-sainte croissance) et les dogmes idéologiques (dont le progrès ou la technologie) de notre époque, avec humour et intelligence. Même si le journal n’est pas menacé de disparition, dans le numéro du mois de décembre 2017, les objecteurs de croissance appellent leurs lecteurs à l’aide en leur proposant d’acheter le journal en kiosque, de s’abonner, d’offrir des abonnements, de faire un don, de faire circuler le journal, etc.

Le comptoir

L’assemblée nationale a été saisie par le groupe majoritaire LRM d’un projet de loi destinée à lutter contre (...)

Article mis en ligne le 2 juin 2018
Rubrique : Écologie

Résumé de l’article de Jean-Marc Jancovici publié sur son site qui pose, à mon sens, la question politique essentielle de l’avenir de l’humanité face à la déplétion des ressources en énergies fossiles. Concernant l’attribution de la responsabilité du réchauffement climatique et de ses effets, nous devons déconstruire la stratégie de substitution causale (Vincent Mignerot) qui nous a maintenu jusque là dans l’insouciance. Cet article a le mérite de poser de vrais questions politiques : A nous de choisir le type de société que nous voulons pour les générations à venir compte tenu que « l’idée d’une croissance matérielle infinie dans un monde fini est bien l’utopie la plus folle qu’un esprit humain ait jamais conçu »(Jean-Claude Michéa)

Centrale à charbon au Canada

CO2 = [ CO2 / TEP ] X [ TEP / PIB ] X [ PIB / POP(active) ] X [ POP(active) ]

C’est une équation attribuée au professeur japonais dénommé Kaya, chercheur connu pour les questions de politique énergétique, ayant des points communs troublants avec son homologue français Jean-Marc Jancovici...

Cette équation part du principe que l’on peut toujours multiplier ou diviser par un même nombre chaque coté d’une égalité.

Appelons CO2 les émissions mondiales de gaz carbonique, le principal gaz à effet de serre d’origine humaine. Nous pouvons écrire qu’elles sont égales à elles-mêmes :

CO2 = CO2

* Définition : Tonne équivalent pétrole - TEP

La TEP (tonne d’équivalent pétrole) permet de mesurer l’énergie calorifique d’une tonne de pétrole « moyen ». Elle est souvent employée dans les bilans énergétiques : ktep (103 tep), Mtep (106 tep). La TEP sert à quantifier la quantité d’énergie transformée.

Connaissance des (...)

Article mis en ligne le 29 mai 2018
dernière modification le 2 juin 2018
Rubrique : Politique

c’est une malédiction du même type que celle de Brigadoon, film de Vincente Minnelli sorti en 1954 dont serait victime l’ambition d’une « Europe sociale » selon Bernard Cassen (Une fois tous les cinq as, le mirage de l’Europe sociale) : pendant quelques semaines, tous les cinq ans, elle fait surface dans les programmes des candidats aux élections au Parlement européen. Puis elle disparaît du paysage politique jusqu’au scrutin suivant.
Il y a de quoi désespérer de la gauche européiste. Il ne faut pas s’illusionner parce qu’elle ne pourra pas s’extraire de la logique libérale des traités et de sa traduction dans les politiques nationales.

La méthode proposée par le parti de la gauche européenne pour la construction d’une autre Europe est la suivante :

Une révolution citoyenne grâce à un gouvernement de Front de Gauche qui proposerait aux autres états européens de changer les règles du jeu en essayant de convaincre nos partenaires (28 pays) et, s’il y a refus de leur part de les appliquer dans notre propre pays, c’est à dire de désobéir en s’appuyant sur la volonté du peuple. En ne remettant pas en cause la construction européenne dans son principe même et le système de l’€uro comme monnaie unique, en nous faisant croire qu’il est possible de transformer l’Union européenne de l’intérieur, le parti de la gauche européenne nous joue un très mauvais tour.

En voici les raisons :

• Le titre XV de la constitution et l’article 88-1 place les traités européens au dessus de la loi française :

« La République participe à l’Union européenne (...)

Article mis en ligne le 22 mai 2018
dernière modification le 2 juin 2018
Rubrique : Sociologie

Cet extrait de la préface du livre de Alain Deneault, "Politique de l’extrême centre" (cad de la médiocratie), nous offre une sorte de sociologie de l’électorat .
Le terme médiocratie, composé de médiocre avec le suffixe -cratie, a d’abord été utilisé en 1844 dans le sens de gouvernement de la classe moyenne. Il s’emploie à propos d’’une organisation où règne la compétence moyenne, l’opinion moyenne, qui fonctionne en recherchant l’homogénéité au détriment de la diversité, et qui ne parvient pas ou ne veut pas attirer "les meilleurs", ni les placer à sa tête. Médiocre vient du latin mediocris : moyen

Une typologie de cinq personnages conceptuels se dessine pour traduire les réactions possibles à l’hégémonie enjoignant à la révolution anesthésiante à laquelle nous poussent les théories du management et la propension aux petits arrangements institutionnels qui caractérisent les dernières décennies.

Le cassé

Selon le romancier Pierre Lefebvre, ou encore « l’homme qui dort », dixit Georges Pérec, refusent tous deux l’ordre institué en s’y soustrayant. Ils font le dos rond sous l’époque. Sous les radars, ces pique-assiettes ou ascétiques refusent tous deux les facéties et aberrations qu’institue l’organisation contemporaine et optent sans hésitation pour un statut précaire. Comme le dit Lefebvre, « l’unique et véritable raison pour laquelle je n’ai pas su garder la plupart de mes jobs reste au fond assez simple : je n’ai jamais pu m’habituer à mon statut de "ressource humaine" » (Pierre Lefebvre, Confession d’un (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Politique

L’ordre traditionnel ou plutôt l’ordre ancien, est celui qui existait avant les révolutions de la fin du XVIIè et du XIXè siècle en Europe où un pouvoir despotique s’applique à une société fondée sur une base inégalitaire. Le Royaume de France d’avant la Révolution de 1789 connaissait trois ordres : noblesse, clergé et tiers-état, qui n’étaient pas reconnus de façon égalitaire, leurs membres n’étant pas égaux en droit. L’assemblée constituante, dans la nuit du 4 août, a aboli les privilèges.

Face à cet ordre traditionnel, deux ordres sont entrés en concurrence : l’ordre marchand et l’ordre démocratique. L’ordre marchand en parti constitué de la bourgeoisie cherche à faire de la relation de marché la quintessence de la relation sociale concevant en réalité l’existence d’une société que dans les contrats passés entre les individus. L’ordre démocratique est une autre conception continuant d’une certaine manière l’imaginaire de la « chose publique » né dans l’ordre ancien. Un concept émergeant à la fin d’une certaine période de l’histoire peut contribuer à désarticuler la société et s’épanouir dans l’époque suivante. C’est le cas de l’ordre démocratique.qui part de l’idée que si les individus peuvent être différents, ils sont cependant tous égaux. Il y a une règle d’homogénéité politique. L’égalité des droits politiques qui vient se greffer sur l’hétérogénéité des situations peut provoquer des tensions et des (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Politique

Ce qui constitue le ciment d’un peuple, ce sont des représentations, des idées et des espoirs partagés. Ces espoirs peuvent parfaitement être portés par des gens de confessions religieuses différentes, agnostiques ou athées.

EUROPE ET SOUVERAINETÉ EUROPE ET SOUVERAINETÉ

Les sondages effectués en France récemment montrent que 40 % de la population française se dit athée. Il n’y a pas d’obstacle pour un peuple de se constituer en rêve en commun, d’avoir envie de construire en commun. Il faut relativiser les règles de vie. Chaque individu a ses propres règles de vie, ses « valeurs », mais nous avons aussi collectivement, en commun des principes d’actions. Par conséquent, nos « valeurs » doivent être compatibles ou se plier à des règles d’action communes. Cela est possible parce que nous avons intériorisé la distinction entre sphère privée et sphère publique. Si, pour une grande partie de laa population les valeurs individuelles sont le produit de croyances religieuses, le fait que 40 % de la population soit athée n’augmente le taux de délinquance par rapport aux autres pays. La religion n’est donc pas nécessaire à l’existence (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Politique

Qui dit souveraineté dit aussi peuple et laïcité. Aujourd’hui plus que jamais, il est impératif de rejeter les définitions du peuple fondées sur l’ethnie ou la religion, et d’affirmer la nature historique et politique de cette notion.

Une autorité n’est légitime que si elle représente le détenteur final de la souveraineté : le Peuple. La question des représentations, des mythes fondateurs sur lesquels s’appuie une société, se pose alors. Il faut comprendre ce qui « fait peuple » ou du moins permet à une communauté de fonctionner. Les réponses potentielles sont multiples, mais celles du « lien religieux » et du « lien ethnique » sont problématiques.

C’est à la fin du Moyen-Âge (XIVème siècle) et à la fin des guerres de religions que se construit politiquement en France et globalement en Europe la définition moderne du Peuple. Pendant ces deux siècles parcourus de troubles extrêmement violents. Pour cette raison, les contemporains ont du apporter une réponse au principe d’hétérogénéité ethnique ou religieuse que ce soit à cause de la Réforme ou la présence de juifs et d’arabes au sein des royaumes chrétiens. Le problème se posait alors (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Politique

La souveraineté établit l’autorité et la fondation du légal. Cette notion est bien établie par les juristes européens et même extra-européens. Pour qu’une loi fonctionne, elle doit avoir à la fois des formes dites « légales » et un contenu de souveraineté.

Si une loi, une règle, une norme ne peut être contestée immédiatement, elle pourra l’être dans le futur parce que le contexte dans lequel cette loi a été promulguée a changé. Le droit ne peut se définir par lui-même ; il doit être situé dans des contextes particuliers, et par là même il est contestable. Il faut pouvoir penser la décision, c’est à dire l’acte qui ne soit pas l’application mécanique d’une norme mais bien d’une création subjective d’un individu ou d’un groupe d’individus. On ne peut pas comprendre ce qui constitue une société si on fait l’abstraction de la capacité qu’ont les hommes de créer, souvent à leur insu , des institutions nouvelles à partir de leur subjectivité. Cette création ne pouvant être laissée au hasard, il faut penser au cadre dans lequel elle se fait. Cette décision, qu définit en réalité qui détient la souveraineté dans une société, est au cœur du politique.

C’est la personne, (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Politique

La souveraineté touche à quelque chose d’essentiel : la liberté. Celle pour un gouvernement ou pour n’importe quelle institution de faire et de décider, en son nom propre comme de manière collective, C’est dans l’état d’exception, principe reconnu par tout juriste conséquent, que s’affirme et se révèle la souveraineté.

Origine de la souveraineté

Il y a une très grande tradition dans le droit français appelé aujourd’hui droit constitutionnel. C’est l’idée que celui qu’on appelle le souverain, le roi par exemple, n’est roi qu’en raison d’un « fideicommis » de la noblesse ou du peuple. Cette idée se trouve dans les mémoires de Saint-Simon quand il commente la mort de Louis XIV. Ce « fideicommis » était exercé par des lignées royales (Capet, Valois, Bourbon) mais il impliquait pour cette famille royale le respect d’un certain nombre de lois fondamentales que même le souverain ne pouvait changer. Son règne n’est qu’une délégation de pouvoir. Qui a le Droit ?

Le principe de souveraineté réside dans le peuple, qui peut le déléguer mais qui ne peut l’aliéner. Cette notion apparaît très tôt, et dès avant la révolution de 1789, dans le Droit français. Saint-Simon, dans ses Mémoires , parle d’un fideicommis au nom duquel les rois (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
dernière modification le 15 mai 2018
Rubrique : Politique

Résumés du livre de Jacques "Sapir Souveraineté, Démocratie, Laïcité" rédigés à partir du livre lui-même et de la transcription de son interview par IDDE (Institute for Direct Democraty in Europe)

Souveraineté, Démocratie, Laïcité

Table des matières :

La souveraineté

Autorité légitime et fondation du légal

Qu’est-ce qu’un peuple ?

Le ciment commun d’un peuple

Ordre démocratique contre ordre marchand ?

Texte de la quatrième de couverture :

« La nation rassemblée et l’état d’urgence décrété : nous vivons un moment souverainiste.

Mais à quel prix, et sous quelles conditions, pouvons-nous vivre ensemble ? Cette question fait clivage. Le souverainisme est ce nouveau spectre qui hante le monde. Rien de plus normal pourtant, car la question de la souveraineté est fondatrice de la démocratie. Elle fonde la communauté politique, ce que l’on appelle le peuple, et définit un ordre politique.

Partout en Europe et dans le monde s’exprime la volonté populaire de retrouver sa souveraineté. Que ce soit face aux incohérences de l’Union européenne sur la crise des réfugiés, ou face aux questions suscitées par le déni de la souveraineté grecque des (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Politique

La sociocratie est une modalité peu connue de démocratie au sein des organisations. Je l’ai découverte par l’intermédiaire d’un ami,[...], Michel Martin. Il a accepté ma proposition de rédiger un billet d’introduction à la sociocratie, avec comme application le fonctionnement d’un parti politique qui se voudrait démocratique dans ses pratiques internes. Ce billet est aussi passionnant que (très) long. Pour ceux que cela risquerait de décourager, je résume en quelques lignes et à ma façon les principes de fonctionnement d’un tel parti.

INTRODUCTION

La mesure sans doute la plus étonnante au regard des pratiques actuelles est L’ÉLECTION SANS CANDIDAT des personnes à des postes clés de l’organisation. Pour les modalités, voir le billet. Mais d’autres dispositifs, explicités dans le billet, ne sont pas moins importants pour la gestion collective : décision par consentement protégeant les objecteurs et les objections, organisation en cercles ou niveaux (par exemple, pour les partis, les sections locales, régionales, nationales) ne supprimant pas les hiérarchies mais avec 1) un principe de subsidiarité laissant la plus grande autonomie possible à chaque cercle, et 2) un lien fort entre chaque niveau et le niveau supérieur par le biais de deux ou quelques personnes comme « agents de liaison ».

La sociocratie ne résout pas tout, elle ne fait pas disparaître les conflits, mais elle apporte la plupart du temps des moyens de les résoudre (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Sociologie

Pendant les années où s’est dessiné le mouvement de libération des femmes, l’accent a été mis sur ce qu’on a appelé les groupes sans guide et sans structure, comme forme principale du mouvement. L’origine de cette idée était une réaction normale contre la société sur-structurée dans laquelle la plupart d’entre nous vivions, le contrôle inhérent que cela donnait aux autres sur nos propres vies et l’élitisme habituel des groupes gauchistes ou similaires au sein desquels nous étions sensés combattre ces mêmes structures.
L’idée d’"absence de structure", cependant, a dévié, passant d’un contre-pied sain à de telles tendances pour devenir une idole à part entière.

NWO

Introduction

Beaucoup utilisée, cette expression n’a été que peu étudiée mais est devenue un terme intrinsèque et incontestée concernant l’idéologie de la libération des femmes. Cela n’a été que de peu d’importance lors de l’apparition du mouvement. Celui-ci s’était fixé comme méthode première la sensibilisation et les "groupes de paroles sans structure" étaient d’ excellents outils pour cela. Leurs aspects informels et décontractés ont encouragé la participation à la discussion et l’atmosphère souvent amicale permettait l’expression personnelle. Si rien d’autres que des opinions personnelles ne sortaient jamais de ces groupes, cela n’avait pas d’importance parce que leur but n’allaient pas vraiment au-delà.

Les vrais problèmes ne sont apparus que lorsque les groupes de discussions eurent épuisés les vertus de la sensibilisation et décidèrent qu’ils voulaient des contenus plus élaborés. Ils pataugèrent alors pour (...)

Article mis en ligne le 14 mai 2018
Rubrique : Sociologie

Je ne veux être l’objet de personne. Que ce soit au sein du couple, de l’entreprise et dans toute entité avec laquelle j’entretiens des relations. Réciproquement, je ne veux posséder personne. Concrètement, je souhaite consentir à toutes les décisions qui me concernent et réciproquement, je ne souhaite imposer aucune décision à quelque adulte que ce soit. J’adhère donc à un projet d’émancipation qui ne pose aucun problème tant que je suis seul, mais qui se complique rapidement dès que je m’associe à d’autres pour former un collectif. C’est qu’un chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux directions à la fois !

Jo Freeman

Mon cœur libertaire

L’émancipation est au cœur, voire le cœur, de la gauche libertaire et c’est aussi celui de la modernité. Mais comment prendre des décisions efficaces au sein d’un collectif tout en respectant ce grand principe d’émancipation ?

Les organisations (entreprises, partis, associations) sont le siège des principales atteintes à la liberté individuelle, qu’elles soient dotées de structures formelles hiérarchiques classiques, ou de structures informelles.

Les structures hiérarchiques formelles classiques portent atteinte aux libertés individuelles sous le couvert de liberté privée. Une contradiction même pas relevée par les tenants du libéralisme qui sont libéraux pour eux-mêmes et oppresseurs pour leurs subordonnés.

Les structures informelles, comme celles des mouvements anarchistes, autogestionnaires, des mouvements d’émancipation féminine, sont à la fois le siège de dominations non-dites et (...)

Article mis en ligne le 13 mai 2018
dernière modification le 14 mai 2018
Rubrique : Économie

David Cayla revient sur l’une des thématiques développée dans le livre La fin de l’Union européenne. (Delaume C., Cayla D., La fin de l’Union Européenne,Paris, Michallon,2017.)

Il explicite pourquoi et comment le Marché unique - qui a remplacé le Marché commun après la signature de l’Acte unique de 1986, faisant prendre à la construction européenne un tour nouveau et regrettable - favorise la polarisation économique, enrichit les pays du cœur de l’Europe, et appauvrit les périphériques.
Transcription d’une intervention sur Xerfi Canal - Voir

David Cayla est économiste à l’Université d’Angers. Il est membre du collectif des Économistes atterrés.

Depuis 2010, au total cinq pays ont fait appel à l’aide européenne. Dans l’ordre d’entrée dans la crise, ces pays sont la Grèce (2010), l’ Irlande (2010), le Portugal (2011), l’Espagne (2012) et Chypre (2013). ces pays très différents n’ont que deux points communs : leur appartenance à la zone Euro et leur situation géographique en périphérie de celle-ci.

Il faut faire le lien entre la crise de l’Euro et les forces de polarisation industrielle.

L’industrie est une activité spécifique de transformation matérielle. Pour s’épanouir, une économie industrialisée a besoin de quatre facteurs : un environnement institutionnel stable,des moyens financiers abondants, une main d’œuvre bien formée tant pour la production (ouvriers et techniciens) que pour la conception et la recherche (ingénieurs et chercheurs), une infrastructure de support performante (transports, système éducatif…).

Parmi ces facteurs, deux sont (...)

Article mis en ligne le 13 mai 2018
Rubrique : Écologie

François Roddier est astrophysicien. En 1965, il a créé le département d’astrophysique de l’Université de Nice où il a enseigné pendant 18 ans avant d’émigrer aux États-Unis. Là-bas, il a travaillé 4 ans à l’observatoire national de Kitt Peak (Arizona) puis 12 ans à l’institut d’astronomie de l’université d’Hawaii où il a développé des techniques d’optique adaptative. Revenu en 2001 prendre sa retraite en France, il s’est intéressé à la biologie et a publié un livre intitulé "Thermodynamique de l’évolution". Il résume ici la fin de son livre qui concerne l’évolution des sociétés humaines. Bien que l’effondrement de nos sociétés lui paraisse inéluctable, il reste optimiste quant à l’avenir de l’humanité.
Article publié le 3 juillet 2014 sur le site Automates Intelligents

François Roddier

François Roddier Source Wikipedia Les lois physiques

Si les sciences physiques sont, sans conteste, des disciplines scientifiques, les sciences humaines sont qualifiées de disciplines littéraires. On parle des premières comme des sciences "dures", les secondes étant des sciences "molles". Admiratives des sciences physiques, les sciences sociales ont souvent cherché à s’en inspirer. C’est ainsi que les sciences économiques s’inspirent ouvertement de la notion d’équilibre en mécanique, malheureusement sans fondement sérieux. Les théories marxistes se qualifient elles-mêmes de scientifiques, alors que les théories libérales, inspirées par Darwin, aboutissent à des conclusions opposées. Peut-on espérer que les sciences sociales accèdent un jour à la rigueur de sciences dures ?

Fondamentalement, les lois de la physique sont indépendantes du sens du temps. Les équations qui les décrivent sont invariantes par (...)

Article mis en ligne le 12 mai 2018
dernière modification le 13 mai 2018
Rubrique : Écologie

Dans le monde réel, celui qui agit, c’est celui qui agit. Dans l’esprit humain, qui fait partie du réel mais qui ne contient pas bien sûr tout le réel, les choses sont étonnamment plus complexes : il arrive que celui qui agit soit convaincu de ne pas être à l’origine de sa propre action. Tentons de diagnostiquer ce que cela signifie sur le plan écologique, en particulier concernant l’attribution de la responsabilité de la destruction de l’environnement, et comment nous pourrions déconstruire ce que nous appellerons une stratégie de substitution causale.

Anthropocène VII, La Mécanique des esprits libres

Aujourd’hui la recherche ne semble plus trouver de capacité propre à l’espèce humaine, qui permettrait de la définir singulièrement et la distinguerait qualitativement des autres êtres vivants. Les humains comme les animaux possèdent des techniques, des cultures, peuvent se reconnaître subjectivement, développent politique, morale protoypique et mensonge, les animaux peuvent rire aussi… [12]

Il reste toutefois une particularité du fonctionnement humain qui pourrait bien être totalement exclusive : nous serions les seuls à être capables de nous raconter des histoires et de nous adapter en fonction d’elles, plutôt qu’en fonction de la réalité perçue [13]. Et cette capacité particulière serait directement liée à la question écologique que nous traitons au cours de ces articles, elle nous permettrait notamment de procéder à une substitution causale très arrangeante dans l’exercice d’une emprise destructrice sur (...)


Économie, du grec ancien οἰκονομία (oikonomía), désigne étymologiquement « l’administration de la maison » (de oikos, maison, et nomos, gérer, administrer).
Le terme a un sens religieux, psychologique désignant la manière de diriger sa vie et un sens courant où l’économie (activité humaine) désigne les activités humaines tournées vers la production, l’échange, la distribution et la consommation de biens et de services.
Wikipedia

La polarisation industrielle exacerbe les déséquilibres européens par David Cayla

David Cayla revient sur l’une des thématiques développée dans le livre La fin de l’Union européenne. (Delaume C., Cayla D., La fin de l’Union (...)

Article mis en ligne le 13 mai 2018

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Évènements à venir
18
juin
2018
lieu11 rue Santos Dumont à Nantes (Tramway T2, arrêt Santos Dumont).
horaire 18H30 - 22H00

Pontivy, France

Latitude : 48.07°
Longitude : -2.98°

Mise à jour : 17 juin 2018 à 23h30min
Station : L'Orient Lann Bihoue, 56, FR
9
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