« Un maçon est obligé d’obéïr à la Loi morale » - Franc-maçonnerie

mercredi 27 janvier 2010
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I. De Dieu et de la Religion - Un Maçon est obligé, par sa condition, d’obéir à la Loi morale ; et s’il comprend bien l’Art, il ne sera jamais un athée stupide, ni un libertin irréligieux. [...]
II. Du Magistrat civil - Un Maçon est pour les pouvoirs civils un paisible sujet, où qu’il réside ou travaille, et ne doit jamais être impliqué dans des complots et conspirations contre la paix et le bien-être de la nation. [...]
III. Des Loges - Une Loge est un endroit où s’assemblent et travaillent les Maçons [...] ; chaque Frère doit appartenir à l’une d’elles, et se soumettre à ses Statuts et aux Règlements Généraux. [...] Aux Temps anciens, aucun Maître ou Compagnon ne pouvaient s’en absenter. [...] Les personnes admises comme membres d’une Loge doivent être des hommes bons et loyaux, nés libres, d’un âge mûr et circonspect, ni serfs, ni femmes, ni hommes immoraux et scandaleux, mais de bonne réputation.
IV. Des Maîtres, Surveillants, Compagnons et Apprentis - Tout avancement parmi les Maçons n’est fondé que sur la valeur réelle et le seul mérite personnel. [...] Il est impossible de décrire ces choses par écrit : chaque Frère doit jouer son rôle et apprendre tout cela selon les méthodes particulières à cette confrérie. Que les candidats sachent seulement [qu’un Apprenti] [...] doit être un jeune homme accompli, sans mutilation ni tare physique qui puisse le rendre incapable d’apprendre l’Art ou de servir le Seigneur de son Maître, d’être initié comme Frère, puis, le moment venu, comme Compagnon, lorsqu’il a servi tel nombre d’an¬nées prescrit par la coutume du pays. Il doit aussi descendre de parents honnêtes, pour qu’ainsi il puisse atteindre - s’il s’en révèle digne - à l’honneur d’être Surveillant, puis Maître de la Loge, puis Grand-Surveillant, et enfin, selon son mérite, Grand-Maître de toutes les Loges. [ ...] Ces dirigeants et gouverneurs, suprême et subalterne, de l’ancienne Loge, doivent être obéis en leurs offices respectifs par tous les Frères [...].
V. De la gestion du Métier pendant les Travaux. [...]
VI. De la Tenue, c’est-à-dire...
1. Dans la Loge quand elle est constituée : on ne doit pas tenir de comités privés ou de conversations séparées, sans autorisation du Maître, et l’on ne doit parler de quoi que ce soit d’impertinent ou inconvenant, ni interrompre [qui que ce soit]. [...]
2. Quand la Loge est fermée et que les Frères ne sont pas partis : [... ] Aucune dispute ou querelle privée ne doit franchir la porte de la Loge, et bien moins encore toutes querelles à propos de religion, de nations, de politique d’État. En tant que Maçons, nous n’appartenons qu’à la Religion Universelle citée plus haut. [...]
3. Quand les Frères se réunissent sans Étrangers, mais pas en Loge : On doit se saluer réciproquement d’une manière courtoise, ainsi que cela sera enseigné, en s’appelant l’un l’autre « Frère ». [...] Tous les Maçons sont des Frères sur le même Niveau, mais cependant la Maçonnerie ne prend à un homme aucun des honneurs qu’il a déjà [...].
4. En présence d’étrangers non Maçons : Il faut être prudent dans les paroles et le maintien, pour que l’étranger le plus perspicace ne puisse découvrir ou deviner ce qu’il n’est pas convenable de lui communiquer [...].
5. À la maison et dans le voisinage : On doit agir comme il convient à un homme sage et moral. En particulier, on ne doit rien dire des affaires de la Loge à sa famille, ses amis et voisins. [...]
6. Envers un Frère inconnu : On doit l’examiner avec prudence. [...] Si l’on découvre qu’il est un vrai et authentique Frère, il faut le respecter en conséquence ; et s’il est dans le besoin, on doit le soulager si l’on peut le faire. [...]
En conclusion, on doit observer toutes ces Obligations. [...] Il faut cultiver l’Amour Fraternel, Fondement et Pierre angulaire, Ciment et Gloire   de cette ancienne Confrérie. [...] Ainsi, tous peuvent voir l’influence bienfaisante de la Maçonnerie, comme tous les vrais Maçons l’ont fait depuis le Commencement du monde et le feront jusqu’à la Fin des Temps. Amen  , qu’il en soit ainsi.

Constitutions d’Anderson, d’après Roger Richard,Dictionnaire maçonnique, Dervy, 1999


L’ésotérisme : kabbale, franc-maçonnerie, soufisme