« Tous les mots de la Torah sont des mots suprêmes » - Le Zohar

mercredi 6 janvier 2010
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1. Rabbi Siméon a dit : malheur à l’homme qui dit que la Torah   est un simple recueil d’histoires et d’affaires quotidiennes. Si c’était le cas, nous pourrions rédiger aujourd’hui une Torah   à l’aide de mots courants et de meilleure facture. S’il s’agissait seulement de mots courants, même les princes de ce monde ont en leur possession des livres de plus grande valeur et nous
pourrions les suivre et rédiger une Torah   semblable. Mais tous les mots de la Torah   sont des mots suprêmes et des sublimes secrets.
2. Viens voir : le monde d’en haut et le monde d’en bas entretiennent entre eux un équilibre parfait : Israël en bas, les anges en haut. Des anges d’en haut, le verset dit : « Tu fais des vents tes messagers » (Psaumes 104, 4). Lorsqu’ils descendent sur terre, ils revêtent des vêtements terrestres. S’ils ne revêtaient pas les vêtements terrestres, ils ne pourraient séjourner dans ce monde et celui-ci ne pourrait les supporter. S’il en est ainsi pour les anges que la Torah   a créés avec tous les mondes qui ne tiennent que par elle, à plus forte raison, quand elle descend dans ce monde, si elle ne revêtait pas les habits de ce monde, celui-ci ne pourrait la supporter.
3. C’est pourquoi le récit de la Torah   n’est que son vêtement. Qu’expire l’esprit de celui qui considère que ce vêtement est la Torah   même et non autre chose ! Qu’il n’ait pas part au monde qui vient. C’est en vue de cela que David a dit « Dessille mes yeux pour que je contemple des merveilles en ta Torah   » (Psaumes 119, 18), c’est-à-dire ce qui est sous le vêtement de la Torah  .
4. Viens voir : il y a le vêtement qui se montre à tous et il y a les niais qui, à la vue d’un homme revêtu de son habit qui est sa partie la plus visible, ne voient pas plus en lui que cet habit. En fait, la valeur du vêtement, c’est le corps, et la valeur du corps, c’est l’âme.
5. Il en est de même pour la Torah  . Elle a un corps : ce corps est formé des préceptes de la Torah   appelés « Goufey Torah   » - (les corps de la Torah  ). Ce corps est revêtu d’habits qui sont les récits qui se rapportent à ce monde.

  • Les niais de ce monde ne voient que le vêtement qui est le récit ; ils ne savent pas plus que cela, et ne méditent pas sur ce qui se trouve sous ce vêtement.
  • Ceux qui ont plus de connaissances ne s’arrêtent pas au vêtement mais voient aussi le corps sous le vêtement.
  • Les sages, serviteurs du Roi Très Haut, ceux qui se tenaient au pied de la montagne du Sinaï  , ne méditent que sur l’âme qui est l’essentiel de tout cela, la Torah   véritable. Au temps qui vient, ils seront prêts à pénétrer jusqu’à l’âme de l’âme de la Torah  .
  • Heureux les justes qui méditent sur la Torah   comme il se doit. Le vin ne peut se conserver que dans une cruche. De même la Torah   ne se conserve que dans un vêtement. C’est pourquoi il ne faut méditer que sur ce qui se trouve sous le vêtement. Tous les mots et tous les récits ne sont que des vêtements.

Le Zohar   III, 152A,
Traduit de l’araméen par Armand Abécassis.


L’ésotérisme : kabbale, franc-maçonnerie, soufisme