« Il n’y a plus ni esclave ni homme libre... » L’Église (II) - Épitres de Paul

mercredi 23 décembre 2009
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 Épitre aux Galates, Chapitre 3, 1-29

Source BIBLIA - Bible de Jérusalem

  • O Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés ? A vos yeux pourtant ont été dépeints les traits de Jésus Christ en croix.
  • Je ne veux savoir de vous qu’une chose : est-ce pour avoir pratiqué la Loi que vous avez reçu l’Esprit, ou pour avoir cru à la prédication ?
  • Êtes-vous à ce point dépourvus d’intelligence, que de commencer par l’esprit pour finir maintenant dans la chair ?
  • Est-ce en vain que vous avez éprouvé tant de faveurs ? Et ce serait bel et bien en vain.
  • Celui donc qui vous prodigue l’Esprit et opère parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi ou parce que vous croyez à la prédication ?
  • Ainsi Abraham crut-il en Dieu, et ce lui fut compté comme justice.
  • Comprenez-le donc : ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux les fils d’Abraham.
  • Et l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, annonça d’avance à Abraham cette bonne nouvelle   : En toi seront bénies toutes les nations.
  • Si bien que ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham le croyant.
  • Tous ceux en effet qui se réclament de la pratique de la Loi encourent une malédiction. Car il est écrit : Maudit soit quiconque ne s’attache pas à tous les préceptes écrits dans le livre de la Loi pour les pratiquer. -
  • Que d’ailleurs la Loi ne puisse justifier personne devant Dieu, c’est l’évidence, puisque le juste vivra par la foi ;
  • or la Loi, elle, ne procède pas de la foi : mais c’est en pratiquant ces préceptes que l’homme vivra par eux. -
  • Le Christ nous a rachetés de cette malédiction de la Loi, devenu lui-même malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit quiconque pend au gibet,
  • afin qu’aux païens passe dans le Christ Jésus la bénédiction d’Abraham et que par la foi nous recevions l’Esprit de la promesse.
  • Frères, partons du plan humain : un testament, dûment ratifié, qui n’est pourtant que de l’homme, ne s’annule pas ni ne reçoit de modifications.
  • Or c’est à Abraham que les promesses furent adressées et à sa descendance. L’Écriture ne dit pas : « et aux descendants », comme s’il s’agissait de plusieurs ; elle n’en désigne qu’un : et à ta descendance, c’est-à-dire le Christ.
  • Or voici ma pensée : un testament déjà établi par Dieu en bonne et due forme, la Loi venue après quatre cent trente ans ne va pas l’infirmer, et ainsi rendre vaine la promesse.
  • Car si on hérite en vertu de la Loi, ce n’est plus en vertu de la promesse : or c’est par une promesse que Dieu accorda sa faveur à Abraham.
  • Alors pourquoi la Loi ? Elle fut ajoutée en vue des transgressions, jusqu’à la venue de la descendance à qui était destinée la promesse, édictée par le ministère des anges et l’entremise d’un médiateur.
  • Or il n’y a pas de médiateur, quand on est seul, et Dieu est seul.
  • La Loi s’opposerait donc aux promesses de Dieu ? Certes non ! En effet, si nous avait été donnée une loi capable de communiquer la vie, alors vraiment la justice procéderait de la Loi.
  • Mais en fait l’Écriture a tout enfermé sous le péché, afin que la promesse, par la foi en Jésus Christ, fût accordée à ceux qui croient.
  • Avant la venue de la foi, nous étions enfermés sous la garde de la Loi, réservés à la foi qui devait se révéler.
  • Ainsi la Loi nous servit-elle de pédagogue jusqu’au Christ, pour que nous obtenions de la foi notre justification.
  • Mais la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue.
  • Car vous êtes tous fils de Dieu, par la foi, dans le Christ Jésus.
  • Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ :
  • il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus.
  • Mais si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse.

 Épitre aux Corinthiens, Chapitre 13, 1-13

Source BIBLIA - Bible de Jérusalem

  • Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je ne suis plus qu’airain qui sonne ou cymbale qui retentit.
  • Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien.
  • Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien.
  • La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n’est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ;
  • elle ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas compte du mal ;
  • elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle met sa joie dans la vérité.
  • Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.
  • La charité ne passe jamais. Les prophéties ? elles disparaitront. Les langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaitra.
  • Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie.
  • Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaitra.
  • Lorsque j’étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant.
  • Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. A présent, je connais d’une manière partielle ; mais alors je connaîtrai comme je suis connu.
  • Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité  , ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité.

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