Perceval le gallois
Prêtez-moi le coeur et l’oreille car la parole se perd si le coeur n’entend pas.

Comment réaliser la justice sociale dans une conjoncture de crise systémique globale ( écologique, financière, économique, politique, sociale et culturelle ). L’humanité toute entière est concernée et cela doit nous amener à repenser la transition vers un monde postcroissant, posfossile et modifié par le climat.

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Ma revue de presse

Pour signaler et partager les articles que j’apprécie au fur et à mesure de leur lecture.


01-Mots pour maux - Lutte des classes et pouvoir d’achat

Extrait du numéro157 du mensuel "La décroissance"

La lutte des classes, c’est l’affrontement entre classes historiquement constituées et politiquement organisées en vue du contrôle des institutions économiques. N’a rien à voir avec le pouvoir d’achat. Pas davantage avec l’émeute.

Le pouvoir d’achat est une des formes principales de la contrainte capitaliste dans nos vies. Capacité d’acheter toujours plus de marchandises produites essentiellement grâce à des emplois pour garantir les taux de profit des entreprises contrôlées par la bourgeoisie. Les personnes disposant de revenus faibles voire moyens sont inévitablement perdantes dans cette course folle. Mais faute de lutte des classes, elles sont condamnées à réclamer toujours plus d’argent pour vivre toujours plus mal. Une contradiction source d’une grande violence. Les populistes ne cessent pourtant de les encourager dans cette voie, révélant leur caractère contre-révolutionnaire ("Indexons les salaires sur les prix de l’essence", Lutte Ouvrière.)

02-POUR VIVRE HEUREUX, VIVONS ÉGAUX ! RICHARD WILKINSON & FRANÇOIS RUFFIN


Retrouvez notre quatrième épisode de Fakir TV, avec Richard Wilkinson et François Ruffin ! Après "Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous", Richard Wilkinson publie avec Kate Pickett "Pour vivre heureux, vivons égaux !" : le livre de deux épidémiologistes qui devrait être une des clés de voûte pour la gauche de demain. Quand la sociologie, l’économie, le social, résonne avec la psychologie de l’époque... Le journal Fakir propose une information sérieuse sur le fond, pas chiante sur la forme, combative mais pas sectaire. Nos seuls actionnaires, nos lecteurs ! Retrouvez notre dernier numéro et tous nos abonnements en ligne : https://www.fakirpresse.info/boutique Kate Pickett et Richard Wilkinson sont épidémiologistes. Ils publient aux Liens qui Libèrent : "Pour vivre heureux, vivons égaux", 412 pages : http://www.editionslesliensquiliberen...

03-"Panser l’effondrement ?" - Podcast : Conférence débat à la Maison de l’Écologie


Corinne Morel Darleuxétait en conférence-débat à la Maison de l’écologie de Lyon le 8 février dernier. Confrontation d’idées et logiques de combat avec Vincent Mignerot, président d’honneur d’Adrastia : deux parcours différents, un souci partagé, deux radicalités face à l’effondrement : un débat qui a fait salle comble (nos excuses à toutes celles et ceux qui n’ont pu rentrer) et montré une fois de plus l’appétit d’actions et de débats plus audacieux autour des politiques de l’effondrement, de notre impact écologique, et de la radicalité en politique...

04-Le revenu universel est-il une arnaque planétaire ?


sur polony.tv C’est la question que l’on peut se poser après son flop en Finlande. Selon une enquête publiée par l’université d’Helsinki, il ne pousse pas spécialement les allocataires à trouver du travail. Ces conclusions arrangent bien les libéraux qui pourraient s’en servir pour baisser à l’occasion l’allocation chômage. Certains rêvent en effet d’un monde où l’on aurait d’un côté des milliardaires dont l’impôt garantirait le revenu universel et de l’autre, une population sans emploi, stable et chloroformée par cette allocation. Ce serait, reconnaissons-le, une ingénieuse façon de perpétuer un système inégalitaire en toute bonne conscience. Sa devise pourrait se résumer ainsi : Libéralité et inégalité pour l’éternité !

05- En ce début 2019, dans quelle situation sommes-nous et quelle est notre ligne stratégique ?

Lu sur ResPublica, le journal du réseau de la Gauche républicaine, laïque écologique et sociale.

Nous voulons une alternative progressiste !

Pour nous, elle consiste à toujours développer les droits individuels et collectifs sur la base de la dizaine des principes de la République sociale : liberté, égalité, fraternité, laïcité, démocratie, solidarité, universalité, sûreté, souveraineté populaire, développement écologique et social. Pour cela, des ruptures sont nécessaires sur le plan démocratique, laïque, social et écologique. Et des exigences sont indispensables : dégager du marché la sphère de constitution des libertés (école, services publics, sécurité sociale), refonder l’Europe en déconstruisant l’Union européenne et en la reconstruisant ensuite, réindustrialiser fortement la France sous transition écologique, engager un processus visant enfin à l’égalité hommes-femmes notamment sur les salaires et les pensions, refonder le droits de l’immigration et de la nationalité selon les trois jus : sanguinis, solis, domicili, engager la socialisation progressive des entreprises (voir le livre en deux tomes sur la « République sociale au XXIe siècle » dans la librairie militante, dans la colonne de droite du site).
Avec la stratégie de l’évolution révolutionnaire (Marx 1850, Jaurès 1901) comme moyen d’avancer.

06- Deuxième appel de Commercy

De nombreux sites font référence à cet appel :

J’en ai pris connaissance sur le grand soir

Cet appel a toute ma sympathie parce qu’il demande de mettre en œuvre des idées publiées sur perceval-le-gallois.fr :

En cela les Gilets Jaunes commencent à reprendre le meilleur de la tradition de lutte du mouvement ouvrier français, de la Commune de Paris aux grands mouvements de grèves des années 1970, jusqu’au coordinations des années 1980. De 1986 au début des années 1990, étudiants, cheminots, infirmières et bien d’autres secteurs se sont ainsi organisés dans de larges coordinations nationales au cours de grèves importantes contre la casse de leurs acquis sociaux et du service public. Sur le même principe que celui que revendiquent les Gilets Jaunes de Commercy, ils étaient organisés localement (sur chaque lieu de travail ou d’étude : gares, hôpitaux, universités, usine...) en assemblée générale, ouverte à toutes et tous. Au cours de ces réunions quasi-quotidiennes tout le monde avait le droit de prendre la parole. Des délégués étaient ensuite élus et mandatés pour participer à des coordinations régionales et nationales de grévistes pour porter leurs revendications et décider de la suite du mouvement, sur la base des votes des assemblées générales.

07- Voici tout ce qui ne va pas avec le féminisme dominant.

Article de Caitlin JOHNSTONE lu sur LGS

Conclusion de l’article :
Le vrai féminisme ne soutient pas que le monde serait mieux loti si les femmes dirigeaient ; passer d’un sexe à l’autre ne changerait pas grand-chose tant que le système actuel d’évaluation des valeurs demeurera en place. Le vrai féminisme soutient que toute l’humanité doit changer son système de valeurs pour un système qui récompense le travail féminin autant que le travail masculin, au lieu de récompenser seulement les femmes quand elles réussissent à gravir l’échelle du paradigme patriarcal.

Lorsque des femmes contrôlent le complexe militaro-industriel, ce n’est pas du féminisme, c’est de la masculinité toxique. C’est le fruit du système de valorisation qui pollue notre air, empoisonne notre eau, remplit les océans de plastique, rase les forêts tropicales et nous rapproche de l’Armageddon nucléaire. Le vrai féminisme, c’est se détourner d’un système de valeurs toxiques qui récompense les sociopathes les plus ambitieux, pour aller vers un système qui valorise l’empathie, la collaboration, l’éducation et la paix.

08- CLAIRE NOUVIAN : CONTRE LES VRAIES DENTS DE LA MER !

Claire Nouvian

Sur la chaîne UTube de Fakir. Françis Ruffin s’entretient avec Claire Nouvian, fondatrice de l’Assocation Bloom qui s’est battue contre la Commission européenne et les lobbies pour l’interdiction de la pêche électrique. Et on le sait, quand on vient nous voir c’est que le cas est désespéré : quand il y a encore de l’espoir on va voir les gens de la majorité !

BLOOM est une association de loi 1901 à but non lucratif fondée en 2005 par Claire Nouvian.

BLOOM est entièrement dévouée aux océans et à ceux qui en vivent. Notre mission est d’œuvrer pour le bien commun en créant un pacte durable entre l’homme et la mer.

Nos objectifs sont de protéger l’océan et les espèces marines tout en maximisant les emplois durables dans la pêche et l’aquaculture. Nos priorités sont de mettre fin aux méthodes de pêche destructrices et à l’expansion de la pression de pêche dans le monde, de protéger le milieu marin et d’en préserver sa résilience tout en cherchant à favoriser la pêche artisanale utilisant des méthodes douces pour l’environnement et fortement génératrices d’emplois.

Pour atteindre nos objectifs, l’équipe de BLOOM déploie des actions de sensibilisation, d’éducation et de médiation scientifique ainsi qu’un programme de recherche scientifique stratégique et indépendant. Nous sommes également engagés sur le terrain législatif avec des actions de plaidoyer citoyen, une participation à des consultations publiques et des processus institutionnels. Nos actions s’adressent au grand public ainsi qu’aux décideurs politiques et aux acteurs économiques.

Article mis en ligne le 26 mai 2019
Rubrique : Écologie

Il ne reste plus qu’une toute dernière chance pour déjouer l’imminent écocide et l’extinction de l’espèce humaine. Nous devons, petit à petit, mener des actions non-violentes de désobéissance civile pour paralyser les capitales des pays les plus industrialisés, affaiblir le commerce et les transports, jusqu’à ce que les élites au pouvoir soient obligées de reconnaître publiquement la vérité sur la catastrophe climatique, mettre en place des mesures radicales pour arrêter les émissions de carbone d’ici 2025 et autoriser une commission de citoyens indépendants à surveiller la fin de notre débauche liée aux énergies fossiles vieille de 150 ans. Si nous n’agissons pas, nous devrons affronter une mortalité massive.

Action

Il ne reste plus qu’une toute dernière chance pour déjouer l’imminent écocide et l’extinction de l’espèce humaine. Nous devons, petit à petit, mener des actions non-violentes de désobéissance civile pour paralyser les capitales des pays les plus industrialisés, affaiblir le commerce et les transports, jusqu’à ce que les élites au pouvoir soient obligées de reconnaître publiquement la vérité sur la catastrophe climatique, mettre en place des mesures radicales pour arrêter les émissions de carbone d’ici 2025 et autoriser une commission de citoyens indépendants à surveiller la fin de notre débauche liée aux énergies fossiles vieille de 150 ans. Si nous n’agissons pas, nous devrons affronter une mortalité massive.

Le groupe britannique Extinction Rebellion a appelé à des actions non-violentes de désobéissance civile le 15 avril dans les capitales du monde entier afin d’inverser notre « aller simple vers (...)

Article mis en ligne le 28 avril 2019
Rubrique : Politique

Jacques COTTA et Marc Lebas - C’est l’intérêt général et l’exigence démocratique qui font de la souveraineté une exigence non négociable.
Ce qui intéresse l’UE, institution rejetée par referendum en 2005, c’est la PARTICIPATION au vote, alors qu’il est notoire que ce parlement n’a ni légitimité, ni réel pouvoir. Alors, quelles seraient les raisons de voter ?

La souveraineté et la république sociale…

Par Jacques COTTA, le 4 Avril 2019 sur cnjs.fr

… Du contenant au contenu.

Il faut partir en politique des faits tels qu’ils s’affirment sous nos yeux et éviter de prendre ses désirs pour des réalités. Il existe une multitude de groupes, de sous-groupes, d’associations, de partis qui se réclament de la souveraineté nationale. Et pour autant, sur l’exigence fort juste de souveraineté, aussi nombreux qu’ils soient, ces partis, groupes, associations ne rassemblent que fort peu de militants et ne réalisent en période électorale que des scores très marginaux. Quelle est donc la raison de ce paradoxe évident ?

De deux choses l’une : soit les citoyens sont opposés à cette exigence de souveraineté, soit ses partisans s’expliquent très mal, au point que nul n’y comprend pas grand chose, sinon rien. J’opte pour la seconde solution.

C’est en effet très majoritairement que les (...)

Article mis en ligne le 14 avril 2019
Rubrique : Sociologie

Extrait du chapitre « Division sexuelle du travail, déclin de la culture civique et essor des banlieues » tiré de l’ouvrage de Christopher Lasch, « Les femmes et la vie ordinaire »
LASCH C. Les femmes et la vie ordinaire – 5. Division sexuelle du travail, déclin de la culture civique et essor des banlieues. Flammarion Champs essai, 1997, pp163-169
Historien de formation, penseur anticonformiste, Christopher Lasch (1932- 1994) est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels La révolte des élites et La Culture du narcissisme

Quatrième de couverture du livre de Christopher Lasch, « Les femmes et la vie ordinaire »

Et si l’histoire des femmes ne se réduisait pas à une longue chronique de l’oppression patriarcale ? Prenant le contre-pied d’une pensée féministe répandue, Christopher Lasch montre le caractère paradoxal de l’émancipation des femmes et insiste sur le rôle qu’elles ont joué dans leur propre soumission : croyant se libérer du patriarcat traditionnel, elles se sont en réalité assujetties à un nouveau paternalisme, celui de la société de consommation et de L’État libéral.

Proposant une réflexion solide sur la désintégration de la famille contemporaine, ce recueil d’articles composé de la main de l’auteur peu de temps avant sa mort, constitue une excellente introduction aux grands thèmes de la pensée de Lasch.

« Division sexuelle du travail, déclin de la culture civique et essor des banlieues »

[…] Je ne cherche pas à (...)

Article mis en ligne le 5 avril 2019
dernière modification le 7 avril 2019
Rubrique : Écologie

Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme

Frères humains, sœurs humaines,

Vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d’une mystérieuse menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels, discrète et puissante, dont les menées occultes et l’objectif affiché consistent à liquider l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l’eugénisme et de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des neurotechnologies et des immenses progrès de la science.

Vous avez entendu l’ultimatum, cynique et provocant, de ce chercheur en cybernétique : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles gardées au pré. » [3] et encore, « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront (...)

Article mis en ligne le 28 janvier 2019
Rubrique : Écologie

Article original en anglais : Climbing The Ladder of Awareness - Traduction libre (de tous droits d’auteur) par Paul Racicot.

Lorsqu’il s’agit de notre compréhension de la crise mondiale actuelle, chacun de nous semble s’insérer quelque part le long d’un continuum de prise de conscience qui peut être grossièrement divisé en cinq étapes :

1. En sommeil profond. À ce stade, il ne semble y avoir aucun problème fondamental, seulement quelques lacunes dans l’organisation humaine, le comportement et la moralité, lacunes qui peuvent être résolues à l’aide d’une attention appropriée portée à l’élaboration de règles. Les gens à ce stade ont tendance à vivre avec joie, avec des explosions occasionnelles d’irritation lors de périodes électorales ou de la publication trimestrielle des bénéfices des entreprises.

2. Conscience d’un problème fondamental. Que ce soit le changement climatique, la surpopulation, le pic pétrolier, la pollution chimique, la surpêche océanique, la perte de biodiversité, le corporatisme, l’instabilité économique ou l’injustice sociopolitique, un problème semble retenir l’attention complètement. Les gens à ce stade ont tendance à devenir d’ardents militants pour leur cause choisie. Ils ont tendance à être très volubile quant à leur (...)

Article mis en ligne le 14 janvier 2019
dernière modification le 30 janvier 2019
Rubrique : Économie

Résumé de l’article écrit par Renaud Lambert et Sylvain Leder, professeur de sciences économiques et sociales (SES) qui a participé à la coordination du Manuel d’économie critique – hors série du Monde diplomatique de 2016.
Sur le mode de la fiction un article paru dans le Monde diplomatique de Octobre 2018 s’est intéressé sur les moyens de résister à l’emprise de la finance. Il imagine une crise profonde conduisant une population à engager le combat, avant de proposer un plan de bataille ouvrant des perspectives d’émancipation, mais sans en ignorer les coûts.

Depuis longtemps, les économistes de gauche ont prévenu : si leur camp politique parvient au pouvoir et prétend mettre en œuvre son programme, la « dictature des marchés » le placera immédiatement devant la nécessité d’engager le combat.

Frédéric Lordon

Une atmosphère d’aquarelle ?

Au moment d’imaginer une méthode pour terrasser la « Gorgone » financière, les organisations politiques semblent embarrassées. Ainsi les auteurs de l’ouvrage de l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (ATTAC) intitulé Dix ans après la crise, prenons le contrôle de la finance (les Liens qui libèrent, 2018), troquent le scalpel pour la poussière d’étoiles.

L’article de Renaud Lambert et de Sylvain Leder propose un exercice imaginaire permettant d’isoler les variables afin de se concentrer sur le conflit avec les marchés dans un décor politique idéal.

La population ayant choisi de tourner la page du néolibéralisme, elle élit une personne déterminée à y œuvrer et la dote d’une majorité confortable au parlement. L’équipe au pouvoir dispose d’une formation politique mûre, avec des cadres compétents et en nombre suffisants pour remplacer les (...)

Article mis en ligne le 30 décembre 2018
dernière modification le 10 décembre 2018
Rubrique : Économie

Penser la République Sociale pour le XXIe siècle. Tome I
NDLR – Extrait abrégé des pages 186 à 224 de Penser la République Sociale pour le XXIe siècle. I – De la cité à l’atelier (Eric Jamet éditeur, 2015. Voir le Sommaire). Pour une présentation graphique de ce qui suit, voir aussi le diaporama associé : Les vaches de M le comte.

Part du capital tenu par les salariés

La socialisation progressive reprend le flambeau des grandes réformes de la propriété, comme l’ont été l’abolition des privilèges féodaux en 1789 ou les nationalisations en 1945 et 1981, et la voie tracée par Jean Jaurès.

« L’expérience montrera que les réformes les plus hardies peuvent être des palliatifs, mais tant qu’elles ne touchent pas au fond même de la propriété capitaliste, elles laissent subsister la racine amère des innombrables souffrances et des innombrables injustices qui pullulent dans notre société. ».

La Dépêche, le 18 décembre 1895, cité par Charles Sylvestre

« Nous demandons que tout individu humain, ayant un droit de copropriété sur les moyens de travail qui sont les moyens de vivre, soit assuré de retenir pour lui-même tout le produit de son effort, assuré aussi d’exercer sa part de direction et d’action sur la conduite du travail commun. »

« Quand le prolétariat socialiste aura été porté (...)

Article mis en ligne le 16 décembre 2018
dernière modification le 8 décembre 2018
Rubrique : Économie

Conclusion du livre-manifeste Gratuité vs capitalisme (Larousse). Le Forum national de la gratuité aura lieu le samedi 5 janvier 2019 à Lyon
Toutes informations ici

La gratuité tire les leçons des échecs des politiques d’émancipation depuis du 20e siècle. Tout appel au sacrifice au nom du bonheur des générations futures se conclut dans le sang. Nous ne croyons plus aux lendemains qui chantent car nous voulons chanter au présent. Cette bonne nouvelle possède à la fois un fondement matériel et un fondement idéel. La planète est déjà bien assez riche pour permettre à sept milliards d’humains de vivre bien. Les nouveaux gros mots de l’émancipation (buen vivir sud-américain, plus vivre négro-africain, écologisme des pauvres en Inde) montrent que les peuples ne désirent pas « toujours plus ». Au terme de ce voyage aussi gourmand que gourmet au sein des expériences de gratuité, qui sont autant de laboratoires d’un monde en gestation, je crois nécessaire d’établir dix grands repères permettant d’avancer, dès maintenant, vers une civilisation de la gratuité. Gratuité ou barbarie (...)

Article mis en ligne le 8 décembre 2018
Rubrique : Politique

Extrait de la conclusion du livre de Denis COLLIN « Après la gauche »

Des transformations historiques profondes sont en cours dans tous les pays du monde et en particulier dans les pays démocratiques qui ont vécu si longtemps sous le signe du progrès, de la gauche, du mouvement ouvrier et du socialisme. Sur quoi ces changements déboucheront ils ? Nul ne peut le prévoir et on ne peut qu’esquisser ce qui serait à la fois possible et souhaitable. Mais quoi qu’il en soit, la « gauche » est arrivée au terme de son chemin. Une nouvelle page s’ouvre. Comprendre comment on en est arrivé là, c’est peut-être la tâche la plus importante pour affronter l’avenir.

Auteur : Denis Collin, né en 1952, est agrégé de philosophie et docteur ès lettres. Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à la philosophie, à la morale et à la pensée politique. Son Introduction à la pensée de Marx est parue au Seuil en mars 2018. Il fait suite à plusieurs autres ouvrages consacrés à cet important (...)

Article mis en ligne le 19 novembre 2018
dernière modification le 23 mars 2019
Rubrique : Politique

6è chapitre du « Manifeste contre le travail ». En 1999, alors que déjà le mouvement alter-confusionniste néo-keynésien et son idéologie alter-capitaliste de défense des « services publics » déployait tout juste au lendemain du contre-sommet de Seattle, la léthargie croissante de son anticapitalisme tronqué contre le seul « capitalisme financier », la revue allemande « Krisis » fondée en 1986 par Robert Kurz, Norbert Trenkle, Ernst Lohoff, Roswitha Scholz et Peter Klein, décidait de synthétiser en un nouveau grand Manifeste ses réflexions théoriques en rupture avec l’ensemble des courants marxistes du XXe siècle et plus encore avec cette gauche néo-keynésienne, dans un livre à large diffusion : le fameux Manifeste contre le travail.
Palim Psao

Stress au travail des cadres

Table des matières I/ La domination du travail mort. II/ La société d’apartheid néo-libérale. III/ L’apartheid du néo-État social IV/ Aggravation et démenti de la religion du travail V/ Le travail, principe social coercitif VI/ Travail et capital : les deux faces de la même médaille VII/ Le travail, domination patriarcale. VIII/ Le travail, activité des hommes asservis IX/ L’histoire sanglante de l’instauration du travail

La gauche politique a toujours vénéré le travail avec un zèle particulier. Non seulement elle a élevé le travail en essence de l’homme, mais aussi elle l’a mythifié en l’érigeant en "contre-principe" du capital. Pour elle, ce n’était pas le travail qui était scandaleux, mais seulement son exploitation par le capital. C’est pourquoi le programme de tous les "partis ouvriers" a toujours été celui de "libérer le travail", non de se libérer du travail. Mais l’antagonisme social du (...)

Article mis en ligne le 1er août 2018
Rubrique : Politique

Les associations, syndicats et partis se heurtent au problème de la prise de décisions efficace au sein d’un collectif tout en respectant le grand principe d’émancipation. Les organisations ( associations, syndicats, partis) sont le siège des principales atteintes à l’émancipation et à l’autonomie, qu’elles soient dotées de structures formelles hiérarchiques classiques, ou de structures informelles.

Une association est un groupement de personnes volontaires réunies autour d’un projet commun ou partageant des activités, mais sans chercher à réaliser de bénéfices. Elle peut avoir des buts très divers (sportif, défense des intérêts des membres, humanitaire, promotion d’idées ou d’œuvres…). La liberté d’association n’a été réellement acquise qu’avec la loi Waldeck-Rousseau du 1er juillet 1901 sur le contrat d’association.

Un syndicat est une association de personnes destinée à la défense de leurs intérêts professionnels communs. Les syndicats professionnels regroupent des personnes exerçant la même profession, des métiers similaires ou connexes, qui ont pour objet exclusif l’étude et la défense des droits ainsi que des intérêts matériels et moraux tant collectifs qu’individuels des personnes mentionnées dans leurs statuts. Ils ont la capacité d’ester en justice.

Les partis politiques, enfin, sont des regroupements (...)

Article mis en ligne le 15 juillet 2018
Rubrique : Politique

L’entreprise de la quatrième révolution industrielle.
Le programme économique de la Lega et du M5s ne font pas, ou, très peu référence aux questions économiques, à celle du travail ou aux inégalités sociales. C’est qu’ils s’accommodent assez bien du système capitaliste. Or ils vont être confrontés rapidement aux défis, non seulement de Bruxelles et du FMI, mais aussi de l’Assolombarda, syndicat patronal de l’industrie pour la Lombardie, le poids lourd du MEDEF italien, celui qui donne le "La" en matière de politique, d’économie, de travail et de social.

Je remercie Denis COLLIN de m’avoir autoriser à reproduire un extrait de l’article « Italie : révolution « fasciste » ? Offensive du capital ? ». Il s’agit d’une analyse de Danielle RIVA, parue dans Utopie Critique

Ce texte faisant référence à la situation italienne peut parfaitement être appliqué à la situation de l’ensemble des pays de l’Union Européenne. Nous ne pourrons pas dire que nous nous y attendions pas..

Le FMI a consacré dans sa brochure annuelle peu avant l’élection italienne, un chapitre réservé à l’Italie dont le fond est toujours le même : consolidation budgétaire crédible et ambitieuse, et réduction de la dette publique à 60% du PIB dans les années 2020 (actuellement 132% du PIB). C’est-à-dire diviser les dépenses sociales etc., par deux !! :

« une coupe des dépenses primaires, un accroissement des investissements et une réduction de la pression fiscale sur le travail » et « un soutien aux (...)

Article mis en ligne le 15 juillet 2018
Rubrique : Sociologie

« Il y a une décennie et demi, le monde est passé de bipolaire à unipolaire, parce que l’un des pôles s’est désagrégé : l’Union soviétique n’est plus. L’autre pôle - symétriquement appelé les États-Unis - ne s’est pas (encore) désagrégé, mais il y a des grondements menaçants à l’horizon. L’effondrement des États-Unis semble aussi improbable maintenant que l’était l’effondrement de l’Union soviétique en 1985. L’expérience du premier effondrement peut-être instructive pour ceux qui souhaitent survivre au second. »
- Dmitry Orlov

Le livre de Dimitry Orlov, Les cinq stades de l’effondrement, est l’un des ouvrages fondateur de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie », c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

L’auteur a vécu l’effondrement de l’Union Soviétique. Immigré aux États-Unis, il a su conserver, à l’instar d’un Soljenitsyne, un regard critique sur son nouveau pays et sur les sociétés occidentales en général.

Il a su y déceler les prémices d’un effondrement et les faits lui donnent de plus en plus raison…

Dmitry Orlov

Dmitry Orlov est ingénieur et a travaillé dans de nombreux domaines incluant la recherche en Physique des Hautes Énergies, le commerce en ligne et la sécurité informatique. Durant les huit dernières années, il a expérimenté un mode de vie autonome grâce aux énergies renouvelables, en abandonnant maison et voiture. À la place, il vit sur un voilier, (...)

Article mis en ligne le 8 juillet 2018
dernière modification le 31 janvier 2019
Rubrique : Économie

Gaël Giraud est directeur de recherches au CNRS, membre du Centre d’Économie de la Sorbonne, de l’organisme de régulation financière Labex-Refi, de l’École d’Économie de Paris et du Conseil Scientifique de « The Shift Project ». Ce texte est une transcription du résumé de son travail et celui de Zeynep Kahraman sur les liens entre le PIB et l’énergie présenté lors des Ateliers du « Shift project »du 06 mars 2014.
L’intégralité de son intervention est visible ici
L’intégralité du diaporama est visible ici

Absence de corrélation entre le prix du baril de pétrole et le PIB

L’équation de Kaya

L’équation de Kaya peut être formulée de la façon suivante :

[ PIB / POP(active) ] = [ ENG/ POP(active) ] X [ PIB / ENG ]

[ PIB / POP(active) ] := Croissance du PIB par habitant.

[ ENG / POP(active) ] := Croissance de la consommation d’énergie par habitant.

[ PIB / ENG ] := Croissance de l’efficacité énergétique.

La formule nous fait prendre conscience qu’il existe un lien entre la croissance du PIB par habitant, la consommation d’énergie par habitant et l’efficacité énergétique. Ce lien pourrait être qualifié de tautologique parce que l’équation de Kaya n’et qu’une égalité comptable. Cependant elle montre qu’il ne peut y avoir de croissance (terme de gauche) sans augmenter la croissance des termes à la droite de l’équation soit l’efficacité énergétique, soit la consommation d’énergie par habitant.

Tautologie

Procédé rhétorique ou négligence de style consistant à répéter une idée déjà (...)

Article mis en ligne le 10 juin 2018
Rubrique : Politique

Sous le titre « Le ministère de la vérité arrive » Vincent Cheynet dans le journal mensuel « La Décroissance » nous donne dix exemples de nouvelles trompeuses nommées aussi « fausses nouvelles » ou « fake news ». La reproduction de cet article est un appel à soutien et à abonnement.

Édité depuis 2004 par Casseurs de pub, « le journal de la joie de vivre » constitue l’une de mes références essentielles. Chaque mois, Vincent Cheynet, Bruno Clémentin, Pierre Druilhe, Pierre Thiesset et leurs chroniqueurs (parmi lesquelles François Jarrige, Alain Accardo, Thierry Brulavoine ou Alain Gras) remettent en question les dogmes économiques (dont la sacro-sainte croissance) et les dogmes idéologiques (dont le progrès ou la technologie) de notre époque, avec humour et intelligence. Même si le journal n’est pas menacé de disparition, dans le numéro du mois de décembre 2017, les objecteurs de croissance appellent leurs lecteurs à l’aide en leur proposant d’acheter le journal en kiosque, de s’abonner, d’offrir des abonnements, de faire un don, de faire circuler le journal, etc.

Le comptoir

L’assemblée nationale a été saisie par le groupe majoritaire LRM d’un projet de loi destinée à lutter contre (...)

Article mis en ligne le 2 juin 2018
dernière modification le 9 juillet 2018
Rubrique : Écologie

Résumé de l’article de Jean-Marc Jancovici publié sur son site qui pose, à mon sens, la question politique essentielle de l’avenir de l’humanité face à la déplétion des ressources en énergies fossiles. Concernant l’attribution de la responsabilité du réchauffement climatique et de ses effets, nous devons déconstruire la stratégie de substitution causale (Vincent Mignerot) qui nous a maintenu jusque là dans l’insouciance. Cet article a le mérite de poser de vrais questions politiques : A nous de choisir le type de société que nous voulons pour les générations à venir compte tenu que « l’idée d’une croissance matérielle infinie dans un monde fini est bien l’utopie la plus folle qu’un esprit humain ait jamais conçu »(Jean-Claude Michéa)

Centrale à charbon au Canada

CO2 = [ CO2 / TEP ] X [ TEP / PIB ] X [ PIB / POP(active) ] X [ POP(active) ]

C’est une équation attribuée au professeur japonais dénommé Kaya, chercheur connu pour les questions de politique énergétique, ayant des points communs troublants avec son homologue français Jean-Marc Jancovici...

Cette équation part du principe que l’on peut toujours multiplier ou diviser par un même nombre chaque coté d’une égalité.

Appelons CO2 les émissions mondiales de gaz carbonique, le principal gaz à effet de serre d’origine humaine. Nous pouvons écrire qu’elles sont égales à elles-mêmes :

CO2 = CO2

* Définition : Tonne équivalent pétrole - TEP

La TEP (tonne d’équivalent pétrole) permet de mesurer l’énergie calorifique d’une tonne de pétrole « moyen ». Elle est souvent employée dans les bilans énergétiques : ktep (103 tep), Mtep (106 tep). La TEP sert à quantifier la quantité d’énergie transformée.

Connaissance des (...)


Économie, du grec ancien οἰκονομία (oikonomía), désigne étymologiquement « l’administration de la maison » (de oikos, maison, et nomos, gérer, administrer).
Le terme a un sens religieux, psychologique désignant la manière de diriger sa vie et un sens courant où l’économie (activité humaine) désigne les activités humaines tournées vers la production, l’échange, la distribution et la consommation de biens et de services.
Wikipedia

Face aux marchés, le scénario d’un bras de fer

Résumé de l’article écrit par Renaud Lambert et Sylvain Leder, professeur de sciences économiques et sociales (SES) qui a participé à la coordination (...)

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« Une grande réforme de la propriété : la socialisation progressive »

Penser la République Sociale pour le XXIe siècle. Tome I NDLR – Extrait abrégé des pages 186 à 224 de Penser la République Sociale pour le XXIe (...)

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Liberté, égalité, gratuité par Paul ARIES

Conclusion du livre-manifeste Gratuité vs capitalisme (Larousse). Le Forum national de la gratuité aura lieu le samedi 5 janvier 2019 à Lyon Toutes (...)

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Quel lien direct entre le PIB et l’énergie ? par Gaël Giraud

Gaël Giraud est directeur de recherches au CNRS, membre du Centre d’Économie de la Sorbonne, de l’organisme de régulation financière Labex-Refi, de (...)

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La polarisation industrielle exacerbe les déséquilibres européens par David Cayla

David Cayla revient sur l’une des thématiques développée dans le livre La fin de l’Union européenne. (Delaume C., Cayla D., La fin de l’Union (...)

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Science des faits sociaux humains (considérés comme un objet d’étude spécifique), des groupes sociaux en tant que réalité distincte de la somme des individus qui les composent. Sociologie compréhensive, empirique, évolutionniste, marxiste, positiviste, rationaliste.
Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales
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Les femmes et la vie ordinaire - Christopher Lasch

Extrait du chapitre « Division sexuelle du travail, déclin de la culture civique et essor des banlieues » tiré de l’ouvrage de Christopher Lasch, « (...)

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Les cinq stades de l’effondrement, par Dmitry Orlov

« Il y a une décennie et demi, le monde est passé de bipolaire à unipolaire, parce que l’un des pôles s’est désagrégé : l’Union soviétique n’est plus. (...)

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Typologie électorale

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Pendant les années où s’est dessiné le mouvement de libération des femmes, l’accent a été mis sur ce qu’on a appelé les groupes sans guide et sans (...)

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L’intelligence collective pour féconder la gauche libertaire et donner corps à un convivialisme, par Michel Martin

Je ne veux être l’objet de personne. Que ce soit au sein du couple, de l’entreprise et dans toute entité avec laquelle j’entretiens des relations. (...)

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